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Recyclage de l'aluminium

ENrecycling de l'aluminium

Le recyclage de l’aluminium, ou aluminium de seconde fusion, encore appelé aluminium d’affinage ou secondaire (par rapport à l’aluminium primaire fabriqué à partir de bauxite et d'alumine) est obtenu à partir des déchets d'aluminium ou d'alliages à base d'Aluminium L'aluminium partage, avec le verre, la caractéristique d'être pratiquement recyclable à l'infini, dans des conditions avantageuses. Les producteurs d'aluminium se sont donc intéressés très tôt à la récupération de l'aluminium d'abord industriel, puis ménager. La production d'aluminium de seconde fusion est très économique du point de vue énergétique, par rapport à celui de première fusion. L’aluminium de seconde fusion nécessite une énergie de 650 kWh par tonne, soit une économie de 95 % de l'énergie nécessaire pour produire l’aluminium de première fusion. Concernant l’aluminium ménager, il faut distinguer deux modes de mobilisation du gisement : - La collecte en centre de tri : système de collecte séparative porte à porte, bornes d'apport volontaire. Comme l'acier, l'aluminium (sous forme de boîtes-boisson ou d'aérosols) peut être facilement récupéré par tri manuel ou tri automatique (courant de Foucault) dans les centres de tri. Ce procédé, basé sur le magnétisme induit, permet d'isoler tous les métaux non ferreux des autres déchets. Les volumes récupérés en collecte sélective restent cependant encore extrêmement faibles : 400 tonnes en 1997, soit 1 % du gisement, ... La quasi totalité de l'aluminium prend aujourd'hui d'autres voies : mise en décharge ou incinération. - La récupération de l'aluminium issu du mâchefer d'incinération : La récupération de l'aluminium issu des mâchefers d'incinération est réalisée par tri à courant de Foucault. On estime que les mâchefers contiennent 20 % d'aluminium, ce qui peut justifier une collecte. L'aluminium récupéré à partir des mâchefers d'incinération représentait, en 1998, 4.500 tonnes. Concernant l’aluminium industriel, on passe par la récupération : En 1996, 355.000 tonnes d'aluminium ont été recyclées, ce qui correspond à un ratio de recyclage (pourcentage de métal recyclé par rapport à la consommation totale de ce métal) de 35 %. A l'issue de la collecte, intervient une phase de tri et de préparation (cassage, broyage, compression) qui permet d'obtenir des matières aptes à la fusion dans un four à haute température. Le métal est alors affiné à l'aide d'un traitement métallurgique approprié, c'est-à-dire purifié, pour éliminer les impuretés et le soumettre aux normes de son utilisateur final. Il est livré en lingots ou en fusion. Le métal peut aussi être transformé pour fabriquer des demi-produits. L'aluminium recyclé possède les mêmes caractéristiques que le métal primaire et, de ce fait, en a les mêmes utilisations, de l'emballage à l'automobile : une boîte-boisson peut redevenir une boîte-boisson, ... Cependant, l'aluminium recyclé est surtout utilisé en filage ou en fonderie (roues, carters, pièces de moteurs automobiles), plus qu'en étirage et en laminage, le gisement n’étant pas encore suffisamment important.