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Tuberculose

ENbacillus infection

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), la tuberculose est une maladie contagieuse. Comme un rhume banal, la tuberculose se propage par voie aérienne. Seules les personnes dont les poumons sont atteints peuvent transmettre l’infection. Lorsqu’elles toussent, éternuent, parlent ou crachent, elles projettent dans l’air les germes de la maladie, appelés bacilles tuberculeux. Il suffit d’en inhaler quelques-unes pour être infecté. En l’absence de traitement, une personne atteinte de tuberculose évolutive peut infecter en moyenne 10 à 15 autres personnes en l’espace d’une année. Cependant, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), les sujets infectés ne font pas nécessairement une tuberculose, car le système immunitaire oppose un « rempart » au bacille tuberculeux qui, protégé par une épaisse couche cireuse, peut rester quiescent pendant des années. Les sujets infectés dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de développer la maladie. Chaque année, 8,8 millions de personnes sont atteintes d’une tuberculose. L’OMS estime qu’un tiers de la population mondiale est infectée par le bacille de la tuberculose, la plupart des cas sont en Afrique sub-saharienne et en Asie. En France, l’incidence globale de la tuberculose était de 8,9/100 000 en 2005 (d’après les données issues de la déclaration obligatoire). La région Île-de-France (40 % des cas déclarés), le département de la Guyane ainsi que les grands centres urbains connaissent des incidences élevées. Pour l’OMS, il y a encore cinquante ans, aucun médicament ne permettait de guérir la tuberculose. Dans tous les pays étudiés, on a aujourd’hui la preuve de l’existence de souches qui résistent à un médicament utilisé seul, voire à tous les principaux antituberculeux. La tuberculose pharmacorésistante résulte d’un traitement suivi de façon régulière ou partielle, les malades omettant de prendre régulièrement tous leurs médicaments jusqu’à la fin de la période prescrite parce qu’ils commencent à se sentir mieux, parce que les médecins ou les agents de santé ne prescrivent pas le bon schéma thérapeutique, ou encore parce que l’approvisionnement en médicaments n’est pas fiable. La tuberculose multirésistante est une forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants au moins à l’isionazide et à la rifampicine, les deux antituberculeux les plus efficaces. Les taux élevés de tuberculose multirésistante enregistrés dans certains pays, dans l’ex-Union Soviétique notamment pourraient compromettre l’action menée contre la tuberculose. En France, le programme national de lutte contre la tuberculose 2007-2009, élaboré par un comité national associant l’ensemble des acteurs de la lutte antituberculeuse (experts, agences sanitaires, ministères concernés, assurance maladie et usagers), s’inscrit dans le contexte de la loi de santé publique de 2004. Celle-ci a placé la lutte contre la tuberculose parmi les priorités de santé publique, en l’inscrivant parmi ses 100 objectifs : il s’agit, d’ici à 2008, de '' stabiliser l’incidence globale de la tuberculose en renforçant la stratégie de lutte sur les groupes et zones à risque ''.