Recyclage du verre
ENrecycling du verre
Le verre usagé peut être traité soit par réemploi direct (système de consigne où les bouteilles sont récupérées, lavées et réutilisées ) : système allemand, soit en par remplacement de la matière première : système français. Le verre peut être produit presque indifféremment à partir de matière minérale vierge (silice) ou de calcin (verre broyé) de récupération. Le verre récupéré, exempt de polluants, se recycle indéfiniment et sans aucune perte, ni qualitative, ni quantitative : il garde toutes ses propriétés mécaniques et physico-chimiques. Il doit être traité avant réutilisation car les polluants peuvent fragiliser les produits finis ou rendre le verre impropre à la commercialisation (traces colorées ou de plomb, ...). Les opérations de traitement sont les suivantes : - broyage ; - lavage, élimination des colles, étiquettes, capsules ; - séparation du verre et des métaux ferreux (tri magnétique), non ferreux (tri par courant de Foucault) ; - élimination des infusibles (porcelaine, cailloux, ...) par tri optique électronique et électrovanne. Le calcin (verre broyé), ainsi libéré de corps étrangers, est une matière première qui peut être utilisé pour fabriquer du verre. Il est calibré puis envoyé aux industries verrières pour être refondu. Certains fours utilisent plus de 70% de calcin dans leur production. Les débouchés du verre recyclé sont divers : le verre produit entre principalement dans la fabrication de nouvelles bouteilles, bocaux, pots, flacons mais on peut aussi l’utiliser pour faire de la laine de verre, des abrasifs, ... . En 2001, ce sont 4.630 tonnes de verre qui ont été recyclées en France, permettant d’obtenir 4.400 tonnes de calcin et d’économiser : - 3.000 tonnes de sable, - 460 tonnes de charbon, - 460 tonnes de pétrole, - 115 tonnes de gaz, - 100 années de consommation en eau domestique d’un habitant ou 1 an de consommation en énergie de 770 personnes. On estime à 3,3 millions de tonnes le gisement de verre d’emballage français (chiffre 2006). Or, plus d’un million de tonnes ne sont pas triées par le consommateur, et finissent en décharge ou dans les incinérateurs. Si l’on arrive à faire progresser encore la collecte et le recyclage en captant une partie de ce « tiers perdu », on pourra éviter : l’extraction de sable des carrières ; des dépenses pour les collectivités, de l’ordre de pratiquement 100 € / tonne triée, soit la différence entre le prix payé par les verriers, les aides des sociétés agréées et le coût d’incinération et d’enfouissement ; le rejet de 500 kg de CO2 par tonne de calcin enfourné, lors de la fabrication d’emballages en verre. Les chiffres-clés du recyclage du verre en 2008 : - Avec 61 %, le taux de recyclage du verre ménager a gagné un point en 2007 et reste stable en 2008. - Le recyclage du verre produit 2 millions de tonnes de calcin par an, soit 55% de la matière première utilisée par la profession. Il évite donc le rejet de 2 millions de tonnes de déchets ménagers par an. - Le recyclage du verre évite un surcoût de 69 € à 133 € par tonne, par rapport à une élimination par incinération ou un enfouissement - Avec un coût inférieur à 2 € par habitant et par an, le verre est le matériau le moins cher à collecter. - Chaque tonne de calcin enfournée évite le rejet de 500 kg de CO2. - 120 000 conteneurs : c’est le parc français de conteneurs pour la collecte du verre par apport volontaire. - Le gisement de verre d’emballage en France est estimé en 2007 à 3 100 K tonnes. - La quantité de verre ménager collecté en 2008 s’élève à 1 900 K tonnes.