Rage
ENrabies
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la rage est une zoonose d'origine virale que l'on trouve chez les animaux domestiques et sauvages. Le virus de la rage se transmet à d'autres animaux ou à l'être humain par la salive (par exemple par les morsures, les griffures, le léchage sur une excoriation cutanée ou par les muqueuses). Une fois que les symptômes de la maladie sont apparus, l'issue est fatale chez l'animal comme chez l'homme. Les premiers symptômes de la rage, en général peu spécifiques, évoquent une atteinte des voies respiratoires, digestives ou du système nerveux central. Au stade aigu, les signes de grande agitation (rage furieuse) ou de paralysie (rage paralytique) prédominent. Dans les deux formes, la paralysie finit par devenir totale et aboutir au coma et au décès dans tous les cas, en général dû à une insuffisance respiratoire. En l'absence de soins intensifs, la mort survient dans les sept premiers jours de la maladie. Dans bien des régions de la planète, selon l’OMS, on manque de données fiables sur la rage, d'où la difficulté de mesurer son impact réel sur la santé humaine et animale. L'OMS a demandé de procéder à une réévaluation de la charge de la rage en 2004. Selon cette étude, le nombre annuel estimatif de décès provoqués par la rage est de 55 000 dans le monde, pour la plupart dans les zones rurales de l'Afrique et de l'Asie. Chaque année, environ 10 millions de personnes reçoivent un traitement après l'exposition à des animaux chez lesquels on soupçonne la rage. L'évaluation montre que cette charge pour la santé publique pèse en grande partie sur l'Asie (avec une estimation de 31 000 décès), bien que l'estimation pour l'Afrique (24 000) soit beaucoup plus élevée qu'on ne le pensait au départ. C'est également l'Asie qui supporte 96,5 % du poids économique de la rage sur les pays en développement en dépensant chaque année US $560 millions principalement pour la prophylaxie après exposition.