Néfos
Désigne le nuage brunâtre de pollution de dioxyde de souffre, monoxyde de carbone, et ozone qui surplombe la ville d’Athène, en hiver (en situation anticyclonique stable) ou en été, quand la température dépasse 34°C. Cette pollution s'explique par la vétusté des systèmes de chauffage au fioul (le chauffage en Grèce n'est pas une dépense prioritaire), la circulation automobile qui reste le mode de déplacement prioritaire (faiblesse des transports en commun en site propre). Ainsi, chaque jour, ce sont plus de deux millions de voitures qui circulent à Athènes. Ce néfos a bien évidemment des conséquences graves sur la santé publique et sur l’environnement. Peuplée par plus de 3 millions d'habitants (soit près d'un tiers de la population grecque), Athènes espèrent retirer de l’organisation des jeux Olympiques de 2004 des retombées économiques mais aussi une amélioration de son cadre de vie pour ne plus être considéré comme la ville la plus polluée d’Europe. Ainsi, pour les jeux, ce sont plus d’un million de grands buissons, 290.000 arbres (dont 650 oliviers centenaires) et 11 millions d’arbrisseaux qui ont été planté à travers Athènes et sa proche banlieue. L’amélioration des transports en commun, la création de zones piétonnes et la mise en service de véhicules ''verts'' ont permis de réduire la pollution atmosphérique et les nuisances sonores. Depuis le mise en œuvre de ce plan, les teneurs moyennes de dioxyde de soufre auraient chuté de 47,3%, contre 26,2% pour les NOx et 13,5% pour l’ozone.