Maladie hydrique et risques chimiques
ENdisease hydrique et risk chimiques
L'eau contient de nombreux oligo-éléments qui sont bénéfiques à faible concentration comme le fer ou le fluorure mais toxiques à plus fortes doses pour l'homme. Certains éléments tels que l'arsenic, le cyanure ou le plomb sont dangereux même à faible concentration. Exemples de quelques-unes des maladies hydriques et risques chimiques liées à une exposition excessive de certains éléments : - élément : toxines des cyanobactéries ; maladie : impact sur le foie, le cerveau, ..., suivant le type de toxine produite, - élément : arsenic ; maladie : arsénicisme, - élément : fluorure ; maladie : fluorose, - élément : plomb ; maladie : saturnisme, - élément : nitrates ; maladie : méthémoglobinémie. Pour les substances chimiques, les valeurs guide qui sont préconisées par l'OMS sont calculées à partir d'études de toxicité effectuées sur des animaux de laboratoire. Quelques études menées sur les populations peuvent être une source de renseignements mais peu de données sont disponibles. Une valeur guide est calculée à partir de la dose journalière tolérable qui est une estimation de la quantité d’une substance présente dans l'eau de boisson, exprimée en fonction du poids corporel (mg par kg de poids corporel) qui peut être ingérée quotidiennement pendant toute la vie sans risque appréciable pour la santé. La valeur guide (VG) est calculée à partir de la DJT à l'aide de la formule suivante : VG = ((DJT.pc.p)/C) avec : - pc = poids corporel (60 kg pour une adulte, 10 kg pour un enfant, 5 kg pour un nourrisson), - P = proportion de la DJT attribuée à l’eau de boisson - C = consommation journalière d’eau de boisson (2 litres pour un adulte, 1 litre pour un enfant, 0,75 litre pour un nourrisson). Les facteurs d'incertitude sont déterminés par consensus au sein d'un groupe d'experts. L'eau de boisson n'étant généralement pas la seule source d'exposition de l'homme aux substances, les valeurs guide calculées selon la méthode des DJT tiennent compte des autres sources d'exposition en attribuant un pourcentage de la DJT à l'eau de boisson. Cette pondération peut varier géographiquement suivant l'évaluation faite par les autorités de l'importance du mode d'exposition. Les valeurs guide sont calculées pour chaque substance séparément sans tenir compte des interactions possibles mais on considère que les marges de sécurité choisies sont suffisamment larges.