Maladie de Minamata
ENdisease de minamata
La maladie de Minamata est la conséquence d'une pollution chimique de grande ampleur. Dans les années 50, une épidémie mystérieuse se déclenche dans la baie de Minamata, sud du Japon. Les troubles affectent plus particulièrement les familles de pêcheurs (malformation de nouveau-nés, dysfonctionnement du système nerveux) et les animaux domestiques (chats atteints de convulsions, se jetant dans la mer du haut des falaises), tous deux consommateurs de poissons. Les analyses montrent qu'une usine de produits chimiques, fabriquant du PVC utilise le mercure comme catalyseur, rejeté en mer après usage. Bien que le mercure le soit sous forme inorganique (oxyde de mercure), peu biodisponible et peu toxique, la condensation, la salinité et l'activité bactérienne des micro-organismes marins transforment le mercure en une forme organique (méthylmercure), très biodisponible et très toxique. Les principaux symptômes et signes de la maladie de Minamata sont les suivants (en % des personnes malades) : - Restriction du champ visuel : 100 %. - Trouble de la sensibilité : 100 %. - Ataxie : 93 %. - Altération de la parole : 88 %. - Altération de l'audition : 85 %. - Altération de la marche : 82 %. - Tremblement : 76 %. - Troubles mentaux légers : 71 %. Le lien entre l'épidémie et la présence de mercure étant établi, l'activité de la société a été arrêtée, la pêche a été interdite pendant plus de quarante ans, des opérations gigantesques de dragage ont été menées (pour retirer 1,5 million de m3 de sédiments). Les concentrations ont graduellement diminué. L'épidémie a causé 48 morts, 158 invalides et 1.742 victimes.