Lichen
Végétal composé de l'association d'une algue et d'un champignon. La nature, l'abondance et l'état sanitaire des lichens permettent de définir des niveaux de pollutions atmosphériques. Les lichens, utilisables dans la problématique de la qualité atmosphérique, possèdent des particularités anatomiques et physiologiques très spécifiques : - Ils n'ont pas de racines, ce qui limite les interactions avec les supports de croissance. Ceci est particulièrement vrai pour les lichens croissant naturellement sur les écorces des arbres. - Ils n'ont pas de dispositifs de protection, ce qui les différencie des végétaux dits supérieurs. Ils ne disposent pas de stomates, ni de cuticule et sont donc soumis en permanence aux variations de la qualité de l’air. - Leur Nutrition est exclusivement tributaire de l’atmosphère. - Leur Croissance est continue en toute saison. Ils rendent compte de l’état atmosphérique tout au long de l’année. - Leur Constitution est analogue à un fin réseau mycélien emprisonnant l’hôte. Les molécules et les métaux transitant par voie aérienne et se trouvant au contact de la face exposée des lichens peuvent pénétrer à l’intérieur grâce à l’absence de cuticule et s’y trouvent piégées. La capacité de bioaccumulateur est ainsi efficace. Une liste d'espèces polluo-sensibles permet de classer les zones étudiées sur une échelle de niveaux de pollutions. La pollution acide atmosphérique (SO2) est généralement imputée à l'activité industrielle. La pollution azoté atmosphérique (NO-NO2) est généralement imputée à l'activité industrielle et aux transports routiers. Les éléments traces (métaux lourds, radioéléments, …) seront ensuite analysés en laboratoire sur les échantillons de Lichens qui ont été prélevés.