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I

Iode 131

ENiodine 131

L’iode 131 est un isotope important du point de vue radiotoxicologique en raison de sa grande mobilité dans l’environnement, de sa bonne assimilation dans l’organisme et de son accumulation dans la thyroïde. L’iode, qu’elle soit stable ou radioactive, présente la particularité de se fixer pratiquement exclusivement sur la thyroïde après son administration, par ingestion ou par inhalation, chez l’homme. Ainsi, après incorporation, l’iode radioactif va venir se fixer sur les cellules thyroïdiennes et délivrer localement des rayonnements ionisants. C’est ce principe qui est utilisé pour certaines utilisations en médecine. L’iode 131, utilisé à partir des années 50, n’est aujourd’hui pratiquement plus utilisé pour la réalisation de scintigraphie chez l’homme. A des fins thérapeutiques, administré généralement par voie orale sous forme de gélules ou de solutions, l’iode 131 est utilisé : Soit pour traiter des hyperthyroïdies (c’est-à-dire des hyperfonctionnements de la thyroïde) résistantes aux médicaments usuels : l’activité administrée est alors de l’ordre 0,37 GBq (10 mCi) ; Soit pour traiter un cancer de la thyroïde : la quantité administrée est alors beaucoup plus importante (activité de l’ordre de 3,7 GBq, soit 100 mCi) afin de permettre la destruction des cellules thyroïdiennes, se trouvant non seulement au sein de la thyroïde, mais également celles se trouvant à distance de la tumeur ; dans ce cas, l’administration doit être réalisée dans une chambre protégée afin de ne pas exposer les membres de la famille ainsi que le personnel hospitalier ; Soit pour procéder à l’embolisation des tumeurs hépatiques : dans ce cas l’iode 131 est administrée sous forme liée à du lipiodol et injecté par voie intraveineuse. Dans l’environnement, les isotopes de l’iode suivent les processus de transfert habituels : dispersion au sein du milieu récepteur, dépôt, captation par les organes aériens des végétaux, absorption racinaire, ingestion par l’animal. Le comportement de l’iode dans l’environnement varie selon la forme physico-chimique sous laquelle il a été émis : les formes organiques se déposent plus lentement et sont moins bien retenues par la végétation que les formes moléculaires ; les formes particulaires ont un comportement intermédiaire. Dans le cas d’une contamination atmosphérique en iode 131 (131I), les denrées les plus sensibles sont les légumes, plus particulièrement les légumes à feuilles (salades, épinard…), ainsi que le lait et ses dérivés (via la contamination de l’herbe). En raison principalement du délai entre leur production et leur consommation les céréales, les viandes et les denrées agricoles sont moins sensibles. L’iode 131 ne présente pas de problème de détection. Après l’incorporation, le taux d’excrétion urinaire décroît rapidement avec le temps, et donc la surveillance de la thyroïde est donc préférable, à moins de connaître le moment exact de l’incorporation. La surveillance urinaire est indispensable si le fonctionnement de la thyroïde a été bloqué. (Source : IRSN)

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