Aller au contenu
G

Gestion des déchets ménagers

ENwaste ménagers management

La production sans cesse croissante de déchets appelle chacun d'entre nous (élu, industriel ou citoyen) à s'investir dans la recherche de la mise en œuvre de solutions de gestion pertinentes tant au point de vue de l'environnement que de l'économie. Cette gestion des déchets, doit intégrer les éléments suivants, (par ordre de priorité) : la prévention à développer en amont de toute politique curative ; le réemploi et la réutilisation des objets usagés ; la récupération matière ou énergétique en vue de la valorisation ; le traitement thermique ou biologique ; l'enfouissement de la fraction non-valorisable. Or, selon Paul Deffontaine, Maire de Willems, Président du Cercle National du Recyclage et Vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine, '' au niveau local, différents constats s'imposent à l'élu, la quantité de déchets ménagers s'est multipliée par trois en 25 ans. Aujourd'hui la production moyenne par habitant s'élève à 353 kg de déchets ménagers par an. En 2004, les déchets municipaux dont l'élimination incombe à la commune (ordures ménagères, encombrants, déchets de nettoiement, ...) représentaient près de 46,5 millions de tonnes. Cette augmentation considérable a eu pour conséquence une multiplication par cinq du nombre d'installations de traitement ou de mise en décharge . '' De plus, '' le cadre législatif et réglementaire de l'élimination des déchets municipaux impose à la plupart des communes d'adapter les conditions d'exécution de ce service public. Depuis 2002, seuls les déchets dont le potentiel valorisable aura été exploité pourront être déposés en décharge. Cette nouvelle contrainte, axe majeur de la loi de juillet 1992, conduit les élus à opérer de nouveaux choix dont les conséquences financières sont particulièrement lourdes. Déjà, on constate que la dépense globale des collectivités locales pour la gestion des déchets est passée de 2,47 milliards d'euros en 1990 à 4,27 milliards d'euros en 1997 et a atteint 6,5 milliards d'euros en 2004 dont 1,2 consacré aux investissements. La fiscalité sur le poste '' déchets '' est, en volume de recettes, le quatrième impôt direct ; les aspirations de la population ont elles aussi évoluées. Les exigences sont renforcées. Plus question d'implanter une unité de traitement des déchets sans concertation préalable. Plus question non plus de faire appel à des solutions d'éliminations à l'impact environnemental par trop négatif. Les préoccupations de santé publique sont passées au premier plan et il convient de satisfaire une opinion publique beaucoup plus préoccupée que par le passé du devenir des déchets. '' En clair, pour Paul Deffontaine, '' les maires doivent non seulement choisir les modes de collecte et de traitement qui permettront de supprimer la mise en décharge des déchets bruts mais ils doivent aussi veiller à une maîtrise des coûts tout en assurant la satisfaction de l'usager-contribuable. '' '' Pour permettre, en fonction du contexte local, de résoudre cette délicate équation, la réflexion préalable à l'organisation optimale du service municipal d'élimination des déchets ménagers et assimilés est désormais tout à la fois environnementale et économique, juridique et sociale, technique et financière. '' '' Incontestablement, la gestion des ordures ménagères est devenue un thème fort de politique municipale. Pour réussir sa modernisation, il faut que tous les élus se réapproprient les éléments de la problématique '' déchets '' et s'attachent à l'élaboration de réponses contribuant à la préservation de notre cadre de vie. '' C’est l’une des missions du Cercle National du Recyclage.