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European Pressurized Reactor (EPR)

Le réacteur pressurisé européen (EPR, European Pressurized Reactor) est le concept de réacteur nucléaire de troisième génération qui doit à terme remplacer le parc nucléaire actuel d’EDF. Un EPR est en construction en Finlande, et un autre à Flamanville dans la Manche, ce qui provoque de nombreuses réactions d’associations de protection de l’environnement comme Greenpeace, ou des collectifs comme le réseau « Sortir du nucléaire ». Contrairement à ce qu’à affirmé le candidat à l’élection présidentielle de l’UMP, Nicolas Sarkozy, le 9 mai 2007, lors du débat télévisé contre Ségolène Royal, le réacteur pressurisé européen (EPR, European Pressurized Reactor), qui est un concept de réacteur nucléaire de troisième génération, et non un réacteur de quatrième génération. D’après le site Internet du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) la liste des différentes générations de réacteurs nucléaires est la suivante : La génération I de 1965 à 1994 étaient les réacteurs UNGG, la deuxième génération II (1977-2050) était constituée de réacteurs nucléaires à eau pressurisée (parc actuel de centrales nucléaires d'EDF). La troisième génération attendue pour 2015 jusqu’en 2075, est constituées des réacteurs européen à eau pressurisée (EPR). La quatrième génération n’arrivera qu’aux alentours de 2030 ... et six concepts sont encore à l'étude pour ces réacteurs du futur. Conçu par Framatome-ANP (Framatome ANP est une filiale d'AREVA et de Siemens), l’EPR, European Pressurised Water Reactor, dérive des versions les plus récentes des Réacteurs à eau pressurisée (REP) actuellement en service en France et en Allemagne. L'EPR fait partie des réacteurs de 3ème génération, et il est considéré comme un concept évolutionnaire, c’est à dire dérivé des réacteurs actuellement en fonctionnement. Conçu sur les mêmes principes que les REP, EPR capitalise dans ses technologies l’expérience acquise par ces réacteurs pendant plusieurs dizaines d’années, estime le CEA. Ainsi, le réacteur EPR, dont les études de conception ont été engagées à partir de 1992 avec la participation du CEA, présente des avancées significatives en terme de sécurité et de compétitivité, assure le Commissariat. EPR devrait notamment dégager une puissance de 1450 MWe (soit de 10 à 40% de plus que les réacteurs actuels de 1300 ou 900 MWe). La construction du premier EPR a débuté en France en 2007 pour une mise en service à l'horizon 2011.