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Déchet biodégradable

ENbiodegradable waste

Déchet biodégradable désigne un déchet constitué, pour l'essentiel, de composants générés naturellement qui peuvent être décomposés par des bactéries ou des champignons avant d’être absorbés par l’écosystème. La directive 1999/31/CE du 26 avril 1999 prévoit qu'en 2017 la mise en décharge de déchets municipaux biodégradables doit diminuer de 35% de la totalité des déchets municipaux biodégradables produits en 1995. La nature et les caractéristiques du déchet biodégradable ont une influence sur la faisabilité d’un traitement du type compostage, et sur la définition des conditions opératoires. Il s’agit notamment de sa biodégradabilité et de sa granulométrie, de son pH et de son rapport massique carbone/azote/phosphore : - La biodégradabilité du déchet conditionne directement l’activité microbienne et a donc un effet direct sur l’évolution de la température et sur les besoins en oxygène. Les déchets d’industries agroalimentaires, les déchets d’élevage et les déchets de cuisine sont généralement plus biodégradables que les déchets végétaux ligno-cellulosiques (broussailles, bois). On travaille généralement sur des déchets de granulométrie comprise entre 2 et 10 cm environ. - Le pH optimal pour l’activité de la plupart des micro-organismes est aux alentours de la neutralité, ce qui est généralement le cas pour les déchets de biomasse. - Le rapport massique carbone/azote/phosphore (C/N/P) de la fraction biodégradable du déchet est un paramètre important caractérisant la valeur nutritive du déchet. Les micro-organismes hétérotrophes consomment grossièrement 20 à 30 fois plus de carbone que d’azote et environ 100 fois plus de carbone que de phosphore. Le rapport C/N/P optimal est de l’ordre de 100/(4 à 5)/1.