Compostage
ENcomposting
Le compostage désigne un procédé de traitement biologique aérobie de matières fermentescibles dans des conditions contrôlées. La partie organique des déchets solides est transformée en matériau humide stable appelé compost. Selon MUSTIN (1987), le compostage peut être défini comme un procédé biologique contrôlé de conversion et de valorisation des substrats organiques (sous-produits de la biomasse, déchets organiques d'origine biologique, ...) en un produit stabilisé, hygiénique, semblable à un terreau, riche en composés humiques. Selon HAUG (1980), le compostage est la décomposition biologique et la stabilisation des substrats organiques dans des conditions qui permettent le développement de températures thermophiles, résultat d'une production calorifique d'origine biologique avec obtention d'un produit final suffisamment stable pour le stockage et l'utilisation sur les sols sans impacts négatifs sur l'environnement. Cette biodégradation conduit à : - Une réduction des volumes bruts initiaux de déchets. - Une augmentation de la teneur en matière sèche. - Une hygiénisation du produit final par la chaleur. - L'obtention d'un résidu riche en matières humifiables, sels minéraux et micro-organismes. Les principaux déchets utilisés sont ceux du jardinage, issus de la partie organique des déchets ménagers solides, des déchets urbains solides non triés, des boues des eaux résiduelles ménagères. Il existe différentes techniques de compostage : - le compostage en andains à l’air libre ; - le compostage avec aération forcée et retournement sous bâtiment ; - le compostage en sac ventilé : le flux de déchet est enfoui dans un sac et ne demande aucun retournement. L’aération est forcée. Le contrôle de la température au centre du sac permet de réguler l’aération ; - le compostage en casier : les déchets sont mis en casier et l’air est aspiré ou insufflé par ordinateur. Ce dernier gère, grâce à une sonde placée dans le casier, le taux d’oxygène ; - le lombricompostage : variante reposant sur l’utilisation de vers de terre (lombrics) pour consommer et dégrader la matière organique du déchet. Il peut s’utiliser soit en une étape unique de traitement, soit après une étape de fermentation chaude en substitution de l’étape classique de maturation. Les trois règles à respecter pour un bon fonctionnement du compostage sont : - Rapport carbone/azote proche de 30 dans les matières à composter. - Aération suffisante et régulière. - Taux d'humidité proche de 60%. En France, environ 15% des boues de station d'épuration sont compostées sur quelques 25 installations. Le tri-compostage des ordures ménagères brutes ou résiduelles ne répondant pas aux exigences actuelles des utilisateurs de compost et les marchés se fermant au compost urbain de mauvaise qualité, la reconversion des quelques 80 unités existantes en France vers le compostage des biodéchets (déchets verts) collectés sélectivement est amorcée. En France, pour les déchets verts, 300 plates-formes permettent de traiter 2 millions de tonnes de déchets en un peu moins d'un million de tonnes de compost. Le procédé classique, comprend plusieurs opérations : - Réception et stockage des déchets sur des aires en bitume ou béton. - Broyage et la constitution d'andains. - Fermentation avec retournements des andains. - Maturation avec retournements des andains. - Criblage. - Stockage et vente / distribution du compost. Les clients d’une unité de compostage ont des attentes spécifiques en terme de qualité de compost. Ces clients sont les : - Collectivités locales qui y acheminent leurs déchets. - Utilisateurs de compost : agriculteurs et activités assimilées (maraîchage, viticulture, etc.), services d’entretien d’espaces verts, habitants, services d’aménagement de la voirie, ... . Définition donnée par le JO du 12 avril 2009 : Traitement biologique de déchets organiques par fermentation aérobie permettant d'obtenir du compost. Le terme compostage désigne, dans son acception première, l'amendement des terres à l'aide de compost.