Bio-indicateur
ENbio indicator
Le bio-indicateur, ou bioindicateur, est un organisme végétal ou animal qui a fait l'objet de mesure qui permettent d'indiquer la présence ou les effets des polluants. Exemples types de bio-indicateur, ou bioindicateur, avec les Lichens et les abeilles pour la qualité de l'air, ou encore les truites pour la qualité de l'eau. Les bioindicateurs sont donc des outils d'évaluation de la qualité de l'air. Ils peuvent être considérés comme complémentaires (notamment pour la répartition spatiale de la pollution, la caractérisation des synergies, la pollution graduelle, ...) des réseaux de mesures physico-chimiques pour les raisons suivantes : - installation rapide et facile avec une faible infrastructure, - grande souplesse au niveau de la modification, extension ou déplacement de ces réseaux, - faible coût, tant au niveau de l'investissement que du suivi, - réalisation d'études préliminaires permettant ensuite de choisir avec précision les emplacements les mieux adaptés à l'implantation de capteurs physico-chimiques, - densification à faible coût des réseaux de capteurs physico-chimiques - détection des polluants nouveaux ou accidentels non pris en compte par les capteurs en place. Cependant l'utilisation des plantes bioindicatrices présente certaines limites : - disponibilité non permanente liée au climat ou au cycle de végétation, - possibilités d'interférences par d'autres stress biotiques ou abiotiques dans les réponses, - fourniture d'informations essentiellement relatives sur les niveaux de pollution atmosphérique (aspect qualitatif), - pas encore de véritable reconnaissance ni de normalisation des méthodes aussi bien sur la mise en oeuvre que sur l'interprétation des résultats (échelle de correspondance), même si les expériences se multiplient à travers le pays. Une nouvelle utilisation de la bioindication végétale se développe depuis quelques années : en choisissant de façon judicieuse des plantes sensibles, présentant des nécroses caractéristiques en réaction aux pollutions, on peut espérer sensibiliser les populations des villes au problème de la pollution de l'air, et, à terme, inciter les usagers des zones urbaines à modifier leurs comportements.