Aérosol
ENaerosol
- Particules en suspension dans l’air constituées de substances solides et/ou liquides présentant une vitesse de chute négligeable. Minérales ou organiques, composées de matière vivante (pollens…) ou non, grosses ou fines, les particules en suspension constituent un ensemble extrêmement hétérogène de polluants dont la taille varie de l'ordre du dixièmes de nanomètres à une centaine de micromètres. À l'échelle mondiale, les particules en suspension sont principalement d’origine naturelle (embruns océaniques, éruptions volcaniques, feux de forêts et érosion éolienne des sols). Certaines activités humaines génèrent aussi des particules en suspension. La combustion de combustibles fossiles (charbons, fiouls…) et de déchets produit des particules de deux natures : les cendres minérales et les imbrûlés carbonés. Des particules sont ainsi rejetées par les installations de chauffage domestique et urbain, les centrales électriques, les usines d’incinération des déchets et les véhicules à moteur, notamment diesel. Certains procédés industriels, tels que la fabrication de ciments et d’engrais, la métallurgie, l’extraction de minerais ou la manutention et le transport de matériaux pulvérulents produisent des particules. Depuis une quinzaine d’années, les émissions françaises de particules ont baissé de moitié, du fait de l’utilisation croissante des chauffages électriques ou au gaz, du développement des centrales électriques nucléaires au détriment des centrales thermiques et de l’installation de dispositifs de dépoussiérage des rejets industriels. Sur cette période, les rejets de particules par les transports routiers ont toutefois doublé, en lien avec l’extension du parc de véhicules, notamment diesel. Effets sur la santé : la toxicité des particules en suspension est essentiellement due aux particules de diamètre inférieur à 10µm, les plus grosses étant arrêtées puis éliminées au niveau du nez et des voies respiratoires supérieures. Le rôle des particules en suspension a été montré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles (enfants, bronchitiques chroniques, asthmatiques…). Certains hydrocarbures aromatiques polycycliques portés par les particules d’origine automobile, sont classés comme probablement cancérigènes chez l’homme. Le plomb des particules rejetées par la combustion de l’essence plombée peut agir à long terme sur le système nerveux. Effets sur l’environnement : les particules en suspension interviennent dans le cycle de l’eau, en particulier lors de la formation des nuages, des brouillards et des précipitations. Ces polluants peuvent influencer le climat en absorbant ou en diffusant le rayonnement solaire. Lorsqu’elles se déposent, les particules contribuent à la dégradation des bâtiments. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent entraver la photosynthèse. Seuil maximal admissible pour la CEE : 40 à 60 microgrammes/m3 de moyenne par heure sur 1 année, 100 à 150 microgrammes/m3 de moyenne horaire sur 24 heures. - Désigne également des récipients non utilisable en métal, verre ou en plastique comprenant un gaz comprimé, liquéfié ou dissous, sous pression avec ou sans liquide, pâte ou poudre. La contenance des générateurs d’aérosols est généralement comprise entre 50 et 1.000 ml. Les aérosols périmés, usagés, défectueux ou rebuts de fabrication sont des déchets dangereux. La principale filière de valorisation (Belgique, Allemagne, pas d’unité en France) consiste en un broyage des bombes avant une séparation par matière. Les gaz sont condensés puis envoyé vers l’incinération avec les composants de l’aérosol (produits solvants). Les matières plastiques, le fer, l’aluminium et les métaux intègrent, après lavage, des filières de valorisation matière.